Sommaire
- Héberger OpenClaw sur un VPS : un agent IA qui ne dort jamais
- Qu'est-ce qu'un VPS et pourquoi est-il idéal pour un agent IA ?
- VPS, local ou cloud managé : quelle option choisir ?
- Quel VPS choisir pour héberger OpenClaw ?
- Cas 1 : le LLM tourne dans le cloud (API)
- Cas 2 : le LLM tourne aussi sur le VPS (100 % auto-hébergé)
- Étape 1 : commander et préparer le VPS
- Étape 2 : installer Docker
- Étape 3 : déployer OpenClaw sur le serveur
- Étape 4 : sécuriser l'agent exposé sur Internet
- Étape 5 : garder l'agent opérationnel 24/7
- Combien coûte l'hébergement d'OpenClaw sur un VPS ?
- Tutoriel vidéo : OpenClaw + Docker + VPS pas à pas
- FAQ : héberger OpenClaw sur un VPS
- Quel est le meilleur VPS pour héberger OpenClaw ?
- Combien coûte un agent OpenClaw en fonctionnement 24/7 ?
- Faut-il un VPS avec GPU pour OpenClaw ?
- Comment sécuriser OpenClaw hébergé sur un serveur ?
- Peut-on faire tourner OpenClaw sans le fermer quand j'éteins mon PC ?
- VPS ou hébergement local : que choisir pour débuter ?
- Conclusion : le VPS, tremplin vers l'agent autonome
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Héberger OpenClaw sur un VPS : un agent IA qui ne dort jamais
Un agent IA n'a de valeur que s'il est disponible en permanence. Tant qu'OpenClaw tourne sur votre ordinateur portable, il s'arrête dès que vous fermez le capot : plus de surveillance de boîte mail, plus de tâches planifiées, plus de bot qui répond la nuit. La solution pour passer d'un agent « de bureau » à un agent autonome 24/7 tient en trois lettres : VPS.
Héberger OpenClaw sur un VPS (serveur privé virtuel), c'est lui donner une machine dédiée, toujours allumée, toujours connectée, sur laquelle il exécute ses tâches sans dépendre de votre poste. Les recherches « openclaw vps », « installer openclaw serveur » ou « openclaw 24/7 » explosent précisément parce que c'est l'étape naturelle après une première installation locale. Ce guide vous explique, pas à pas, comment choisir votre VPS, y déployer OpenClaw proprement avec Docker, le sécuriser, et le maintenir en fonctionnement continu — le tout pour quelques euros par mois. Si vous n'avez pas encore fait vos premiers pas, gardez sous la main notre guide complet d'OpenClaw.
Qu'est-ce qu'un VPS et pourquoi est-il idéal pour un agent IA ?
Un VPS est une machine virtuelle louée chez un hébergeur (OVH, Hetzner, Scaleway, DigitalOcean, Contabo…). Vous disposez d'un serveur Linux complet, avec sa propre adresse IP publique, un accès root, et des ressources garanties (CPU, RAM, disque) — le tout sans avoir à posséder ni entretenir de matériel. C'est le compromis parfait entre l'hébergement local (gratuit mais éteint la moitié du temps) et l'infrastructure d'entreprise (puissante mais coûteuse).
Pour un agent comme OpenClaw, trois propriétés d'un VPS sont décisives :
- Disponibilité continue : le serveur tourne 24 h/24, 7 j/7. Votre agent peut ainsi déclencher des actions planifiées, surveiller des événements et répondre à des webhooks à toute heure.
- IP publique fixe : indispensable pour recevoir des connexions entrantes (bot Telegram, WhatsApp, webhooks) et pour exposer une interface web sécurisée.
- Isolation : l'agent tourne dans son propre environnement, séparé de votre machine personnelle — un vrai plus pour la sécurité, un sujet que nous approfondissons dans notre guide de sécurisation d'OpenClaw.
VPS, local ou cloud managé : quelle option choisir ?
Avant de sortir la carte bleue, il faut situer le VPS parmi les trois grandes façons d'héberger OpenClaw. Chacune répond à un besoin différent.
| Mode d'hébergement | Coût | Disponibilité | Confidentialité | Pour qui |
|---|---|---|---|---|
| Local (PC / Mac) | Gratuit | Éteint hors usage | Maximale | Tests, apprentissage, usage ponctuel |
| VPS | 4-20 €/mois | 24/7 | Bonne (serveur dédié) | Agents autonomes, bots, production légère |
| Serveur d'entreprise / on-premise | Élevé | 24/7 | Maximale | Grandes équipes, données ultra-sensibles |
L'hébergement local reste parfait pour découvrir l'outil, comme nous le montrons dans notre tutoriel OpenClaw + Ollama en 100 % local. Le déploiement on-premise, lui, s'adresse aux organisations qui refusent toute externalisation — nous détaillons cette approche dans comment déployer un agent IA en entreprise sans cloud. Le VPS occupe le juste milieu : c'est l'option la plus rationnelle pour la grande majorité des agents autonomes.
Quel VPS choisir pour héberger OpenClaw ?
La configuration dépend d'un choix structurant : où tourne le cerveau (le LLM) de votre agent ?
Cas 1 : le LLM tourne dans le cloud (API)
Si OpenClaw appelle une API distante (Claude, GPT, Mistral, Gemini…), le VPS n'a qu'à faire tourner l'agent lui-même, qui est léger. Un petit serveur suffit largement :
| Ressource | Recommandation | Remarque |
|---|---|---|
| CPU | 2 vCPU | Suffisant pour l'orchestration |
| RAM | 2 à 4 Go | 4 Go confortable avec Docker |
| Disque | 20 à 40 Go SSD | Logs, conteneurs, données |
| OS | Ubuntu 22.04 / 24.04 LTS | Le plus documenté |
C'est le scénario le plus courant et le moins cher : comptez 4 à 8 € par mois. La puissance de raisonnement vient du fournisseur d'API ; le VPS ne fait que piloter. Pour connecter un modèle Claude à votre agent, notre partenaire formation-claudecode.com propose des ressources complètes sur l'usage de l'API Claude en production.
Cas 2 : le LLM tourne aussi sur le VPS (100 % auto-hébergé)
Si vous voulez un agent totalement souverain, sans aucun appel externe, il faut faire tourner le modèle avec Ollama sur le serveur. Là, les exigences explosent : un modèle 7B/8B quantifié demande déjà 6 à 8 Go de RAM, et sans GPU, la vitesse sera faible. Comptez au minimum 8 vCPU et 16 Go de RAM, ou mieux, un VPS avec GPU (proposé par Scaleway, OVH ou des acteurs spécialisés), nettement plus onéreux (50 à 300 €/mois). Cette approche du LLM local est détaillée dans notre guide OpenClaw + Ollama.
Pour un premier déploiement, commencez par le cas 1 : petit VPS + API. Vous migrerez vers le tout-local plus tard si la confidentialité l'exige.
Étape 1 : commander et préparer le VPS
Une fois votre VPS commandé (choisissez Ubuntu LTS), l'hébergeur vous envoie une IP publique et un accès root. Connectez-vous en SSH :
ssh root@VOTRE_IP_PUBLIQUE
Première chose à faire, toujours : mettre le système à jour et créer un utilisateur non-root, car travailler en permanence en root est une faute de sécurité.
apt update && apt upgrade -y
adduser openclaw
usermod -aG sudo openclaw
Reconnectez-vous ensuite avec ce nouvel utilisateur. Ce réflexe de moindre privilège est le socle de tout hébergement sérieux.
Étape 2 : installer Docker
OpenClaw se déploie idéalement en conteneur : Docker isole l'agent, simplifie les mises à jour et évite de polluer le système. Installez-le via le script officiel :
curl -fsSL https://get.docker.com | sh
sudo usermod -aG docker openclaw
Déconnectez-vous puis reconnectez-vous pour que l'appartenance au groupe docker prenne effet. Vérifiez que tout fonctionne :
docker run hello-world
Si le message de bienvenue s'affiche, votre socle de conteneurisation est prêt. Nous détaillons chaque option d'installation dans notre tutoriel dédié installer OpenClaw avec Docker.
Étape 3 : déployer OpenClaw sur le serveur
Récupérez OpenClaw et préparez sa configuration. La démarche générale consiste à créer un dossier de travail, y placer un fichier de configuration et vos variables d'environnement (clés d'API, secrets), puis à lancer le conteneur.
mkdir ~/openclaw && cd ~/openclaw
# Créez votre fichier .env avec vos clés d'API et secrets
nano .env
Dans ce fichier .env, renseignez a minima la clé de votre fournisseur LLM et un secret d'authentification pour l'interface. Lancez ensuite OpenClaw en précisant une politique de redémarrage automatique, élément clé pour un fonctionnement 24/7 :
docker run -d \
--name openclaw \
--restart unless-stopped \
--env-file .env \
-p 127.0.0.1:8080:8080 \
-v ~/openclaw/data:/app/data \
openclaw/openclaw:latest
Deux détails valent de l'or ici. Le drapeau --restart unless-stopped garantit que l'agent redémarre seul après un reboot du serveur ou un crash. Et le fait de lier le port à 127.0.0.1 (plutôt qu'à 0.0.0.0) empêche l'interface d'être exposée directement à Internet : on y accèdera via un tunnel SSH ou un reverse proxy sécurisé, jamais en clair.
Étape 4 : sécuriser l'agent exposé sur Internet
Un agent connecté en permanence à Internet est une cible. Ne sautez jamais cette étape. OpenClaw s'exécute avec un large accès au système, donc un serveur mal protégé peut devenir une porte d'entrée. Quelques mesures indispensables :
- Pare-feu : n'ouvrez que le strict nécessaire. Avec UFW, autorisez SSH et le HTTPS, bloquez le reste.
sudo ufw allow OpenSSH
sudo ufw allow 443/tcp
sudo ufw enable
- SSH par clé uniquement : désactivez l'authentification par mot de passe et de préférence le login root direct. C'est la mesure qui bloque 99 % des attaques automatisées.
- Reverse proxy + HTTPS : placez l'interface derrière Caddy ou Nginx avec un certificat Let's Encrypt, et ajoutez une authentification. L'agent n'est jamais accessible en HTTP nu.
- Secrets chiffrés et permissions minimales : ne stockez jamais vos clés en clair dans un dépôt Git ; limitez ce que l'agent a le droit d'exécuter.
- Mises à jour automatiques : activez
unattended-upgradespour les correctifs de sécurité du système.
L'ensemble de ces protections — isolation, moindre privilège, confirmation humaine sur les actions sensibles, défense contre l'injection de prompt — est développé dans notre guide de sécurisation d'OpenClaw. C'est une lecture obligatoire avant toute mise en production.
Étape 5 : garder l'agent opérationnel 24/7
Déployer, c'est bien ; rester en ligne, c'est mieux. Trois réflexes pour un agent réellement autonome :
- Redémarrage automatique : déjà couvert par
--restart unless-stopped. Vérifiez qu'après unsudo reboot, le conteneur revient bien tout seul. - Supervision des logs : consultez régulièrement
docker logs -f openclawet, idéalement, centralisez les logs pour détecter les erreurs récurrentes. - Sauvegardes : le dossier
datacontient l'état, la mémoire et l'historique de l'agent. Sauvegardez-le automatiquement (snapshot VPS oursyncvers un stockage externe) pour pouvoir tout restaurer en cas de pépin.
Pour la mise à jour, le schéma est simple : docker pull de la nouvelle image, on arrête l'ancien conteneur, on relance avec la même commande. Vos données persistent grâce au volume monté.
Combien coûte l'hébergement d'OpenClaw sur un VPS ?
C'est souvent la bonne surprise. Pour le scénario le plus courant (agent léger + LLM via API), un VPS d'entrée de gamme suffit :
| Poste | Coût mensuel indicatif |
|---|---|
| VPS 2 vCPU / 4 Go (Hetzner, Contabo, OVH…) | 4 à 8 € |
| Nom de domaine (optionnel) | ~1 €/mois |
| API LLM (selon usage) | Variable, de 0 à quelques dizaines d'€ |
| VPS GPU pour LLM 100 % local | 50 à 300 € |
Autrement dit, un agent IA autonome, disponible en continu, peut tourner pour moins de 10 € par mois hors coût des appels LLM. Difficile de faire plus économique pour un assistant qui travaille sans interruption. Cette rationalité budgétaire est l'une des raisons de l'engouement pour les agents auto-hébergés, y compris dans des usages métier exigeants comme les agents commerciaux autonomes qui prospectent et relancent 24/7.
Tutoriel vidéo : OpenClaw + Docker + VPS pas à pas
Si vous préférez suivre la mise en place en conditions réelles, la vidéo ci-dessous (chaîne Sophiene.IA) déroule un setup complet OpenClaw + Docker sur un VPS sécurisé : commande du serveur, installation, lancement du conteneur et bonnes pratiques de sécurité. Un excellent complément visuel à ce guide pour éviter les pièges classiques du premier déploiement.
FAQ : héberger OpenClaw sur un VPS
Quel est le meilleur VPS pour héberger OpenClaw ?
Pour un agent piloté par une API LLM, un VPS de 2 vCPU et 4 Go de RAM sous Ubuntu LTS suffit largement, chez Hetzner, Contabo, Scaleway ou OVH. Si vous voulez faire tourner le modèle localement avec Ollama, visez au minimum 16 Go de RAM, voire un VPS équipé d'un GPU. Le bon choix dépend donc surtout de l'endroit où s'exécute le LLM.
Combien coûte un agent OpenClaw en fonctionnement 24/7 ?
Pour le cas le plus fréquent (agent léger + LLM via API), comptez 4 à 8 € par mois de VPS, auxquels s'ajoutent les appels à l'API du modèle selon votre usage. Un agent autonome peut donc tourner en continu pour moins de 10 € mensuels hors LLM. L'auto-hébergement du modèle sur un VPS GPU est bien plus coûteux (50 à 300 €/mois).
Faut-il un VPS avec GPU pour OpenClaw ?
Non, pas si votre agent appelle un LLM dans le cloud : le VPS n'orchestre que l'agent, qui est léger, et un CPU standard suffit. Un GPU ne devient nécessaire que si vous voulez exécuter le modèle de langage lui-même sur le serveur, en 100 % local avec Ollama, pour ne dépendre d'aucune API externe.
Comment sécuriser OpenClaw hébergé sur un serveur ?
Les mesures essentielles : utilisateur non-root, SSH par clé uniquement, pare-feu (UFW) n'ouvrant que SSH et HTTPS, interface placée derrière un reverse proxy avec HTTPS et authentification, secrets chiffrés, permissions minimales pour l'agent et mises à jour automatiques. OpenClaw ayant un large accès système, cette étape n'est jamais optionnelle en production.
Peut-on faire tourner OpenClaw sans le fermer quand j'éteins mon PC ?
Oui, c'est justement l'intérêt du VPS. Le serveur reste allumé en permanence, indépendamment de votre ordinateur. Avec la politique Docker --restart unless-stopped, l'agent redémarre même seul après un reboot du serveur. Votre agent surveille alors des boîtes mail, répond à des messages ou exécute des tâches planifiées 24 h/24.
VPS ou hébergement local : que choisir pour débuter ?
Débutez en local pour apprendre l'outil sans frais, puis migrez sur un VPS dès que vous avez besoin de disponibilité continue (bots, tâches planifiées, webhooks). Le local est parfait pour tester et pour la confidentialité maximale ; le VPS apporte le 24/7 pour un coût minime. Beaucoup d'utilisateurs gardent d'ailleurs les deux environnements en parallèle.
Conclusion : le VPS, tremplin vers l'agent autonome
Héberger OpenClaw sur un VPS est l'étape qui transforme un simple assistant de bureau en véritable agent autonome, disponible en continu et joignable de partout. Pour quelques euros par mois, vous obtenez un serveur dédié, isolé et toujours en ligne, sur lequel votre agent surveille, décide et agit sans jamais s'endormir. La recette tient en cinq temps : choisir un VPS adapté, installer Docker, déployer OpenClaw avec redémarrage automatique, sécuriser rigoureusement, puis superviser et sauvegarder.
Le seul vrai écueil est la sécurité : un agent exposé à Internet mal configuré est un risque, un agent bien encadré est un atout formidable. Pour franchir cette marche sereinement et éviter les erreurs de débutant, formez-vous avec méthode grâce à notre sélection de la meilleure formation OpenClaw, et gardez le guide complet d'OpenClaw comme référence tout au long de votre déploiement.
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